Royales réclames !

Avant la création de la filiale Mercedes-Benz France en 1970, Mercedes fut importée vingt ans durant par la société Royal Elysées. Charles Delecroix, son PDG, ne ménagea pas sa peine pour vanter l’endurance, le confort et la sécurité de ses allemandes.Car au sortir de la guerre, rouler en Etoile n’allait pas forcément de soi. Les « réclames » – toutes noir&blanc- de la période témoignent d’un sens poussé de l’argumentation. On est loin de l’ambiance éthérée des pubs actuelles déclinant le terme « Intelligence » à tout va. Inventif, Delecroix fera réaliser un comparatif entre une 190 diesel et un train sur le Paris-Nice. Certains slogans font sourire, comme « Quand la route est hostile il vaut mieux être assis là ».

Importés à partir des années 60, les camions et les autocars Mercedes auront eux aussi droit à leurs pubs. Les ventes passent de quelques centaines à près de 10 000 par an, à travers un réseau de plus de cent concessionnaires animés depuis le siège ultra-moderne du 48 de l’Avenue de la Grande-Armée (en face de l’ex siège de PSA). Outre les ventes aux VIP et célébrités, la marque séduit petits commerçant, professions libérales mais aussi agriculteurs et VRP grâce au diesel. Avec la reprise en direct de l’importation par Stuttgart en 1970, les campagnes deviennent plus « corporate » et se colorisent tout en gardant une approche didactique.

Michel Tona

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