LES 40 ANS DU MERCEDES-BENZ CLASSE G

2019-03-26T23:12:34+01:00février 11th, 2019|Actualités|
Cette année, Mercedes-Benz célèbre le quarantième anniversaire de son inaltérable 4×4 Classe G qui fut dévoilé en France, à Toulon le 4 février 1979.

Par Laurent ESCOULA

Le Mercedes Classe G a toujours plus ressemblé à un 4×4 utilitaire qu’à un véhicule de luxe, ce qui en soit est logique, car il fut conçu pour ça. Pourtant, au fil des ans, il va passer du statut de rustique véhicule militaire au design inaltérable à celui de 4×4 de luxe.

Projet germano-autrichien

L’histoire du modèle G débute en 1969 quand Daimler-Benz et l’Autrichien Steyr-Daimler-Puch AG entament des discussions sur une éventuelle coopération concernant l’étude d’un véhicule tout-terrain commun. À l’automne 1971, le projet est lancé. Il devait combiner des capacités tout-terrain extrêmes avec une bonne maniabilité sur la route. D’abord dénommé Puch H II (pour Haflinger II), le projet prend au fil des mois l’appellation G-Wagen (pour Geländewagen, voiture tout-terrain en allemand), qui deviendra l’appellation commerciale définitive du véhicule.

Véhicule militaire et utilitaire

C’est le 4 février 1979 que le Mercedes-Benz G Wagen est présenté à la presse, sur le circuit Paul Ricard, en France avec comme arguments phares, ses « capacités en tout-terrain sans compromis » et sa « variété d’utilisation maximale ». Il faut dire que Mercedes n’en était pas à son coup d’essai dans le domaine des véhicules utilitaires tout-terrain et proposait déjà dans sa gamme des camions Unimog. En outre, le Geländewagen a eu une longue carrière militaire et séduira de nombreuses armées, comme celles de l’Argentine, la Norvège, le Danemark, le Canada, la Malaisie, les Pays-Bas et les États-Unis. L’Autriche et la Suisse l’adopteront également, mais il s’agissait alors du « Puch G », nom sous lequel ce modèle était vendu sur ces marchés.

Baroudeur modernisé

La première génération du Classe G, disponible au catalogue Mercedes jusqu’en 2018, aura connu de nombreuses évolutions durant sa carrière et ne cessera de monter en gamme. Il adoptera ainsi la transmission intégrale permanente, des moteurs de plus en plus puissants comme un V8 en 1993 sur le 500 GE, l’airbag conducteur en 1994, une capote électrique sur le cabriolet en 1997 et tout cela sans sacrifier ses aptitudes de franchissement.

La touche AMG

En 1999, alors que la Classe G souffle ses vingt bougies, le préparateur AMG devient une filiale de Mercedes-Benz. Le préparateur d’Afflaterbach va alors proposer un G55, intégré officiellement au catalogue Mercedes, qui propose alors un V8 atmosphérique de 5,5 litres et 354 ch. À partir de cette date, les versions AMG de la Classe G deviennent vite incontournables, notamment sur des marchés comme la Russie, le Moyen-Orient ou les États-Unis, où le Classe G débarque en 2001.
Un compresseur est ajouté en 2004, portant la puissance à 476 ch, puis à 500 ch en 2007. En 2012 à l’occasion d’un restylage, c’est le G63 qui prend la relève. Gavé par deux turbos, le V8 passe à 544 ch. Mais ce n’est rien à côté de la nouvelle folie qui accompagne cette mise à jour. AMG est parvenu à faire entrer au chausse-pied un V12 de 612 ch sous le capot. Le préparateur Brabus parviendra à en tirer 900 ch…

Luxe et démesure

Toutes ces évolutions ont un coût : en 2012, il faut compter pas moins de 266.500 € pour s’offrir un G65 AMG. Une babiole face aux 765.000 € réclamés pour l’extravagant G 650 Landaulet. Ce dernier propose un empattement long et garde au sol surélevée et reprend le moteur du G 65, associé à un intérieur digne d’une limousine de grand luxe. Un engin d’exception, limité à 99 exemplaires. Dans le même genre, on gardera également en mémoire le G 63 AMG 6×6, dérivé d’une version réclamée par l’armée australienne, mais revue par AMG…
Outre les sportives versions AMG, des variantes exubérantes ont vu le jour durant les dernières années de commercialisation du modèle comme les 6×6, 4×4² ou Landaulet. Entre-temps, le Classe G a même été décliné en papamobile et remporté le Paris-Dakar.

Pour 2019, une nouvelle version avec un six-cylindres en ligne Diesel fait son apparition. Histoire de relancer le Classe G avec une gamme complète, comprenant quelques motorisations plus raisonnables aux côtés des démoniaques AMG. Cette nouvelle version du Classe G se montre considérablement plus moderne que la précédente en termes de prestations routières, de confort et d’équipement, mais repose toujours sur un châssis-échelle, dispose toujours d’un blocage de différentiel, et se veut toujours aussi à l’aise hors des sentiers battus.

Photos : Mercedes-Benz