CLASSE R L’ÉPHÉMÈRE

2019-06-16T16:34:06+01:00mars 28th, 2019|
En mars 2005, au Salon de New York, est présenté ce que Mercedes- Benz tente de développer après les monospaces et les SUV : un grand break aux dimensions américaines, la Classe R.
Intéressante mais n’ayant pas une personnalité clairement définie, cette voiture n’a pas su développer son marché pour une descendance. Cette bonne à tout bien faire ne vivra que cinq ans.

Texte : Gilles Baillon – Photos : Daimler AG

En 1996, Mercedes- Benz présente un monospace à sa mesure, la Classe V, tirée des fourgonnettes Vito : de la place à foison pour la famille, les loisirs, le transport d’objets, pour voyager, faire les courses ou passer à l’école. L’année suivante, il lance son SUV dans les mollets du Range Rover : la Classe M, bien typée tout-terrain mais sachant plaire ailleurs, même en ville.
Les services de marketing proposent alors la notion de crossover, un produit répondant à plusieurs marchés à la fois comme, par exemple, familial et sportif. Mercedes- Benz va s’appuyer sur son usine américaine de Tuscaloosa en Alabama – qui fabrique encore aujourd’hui les SUV GLE et GLS – pour lancer ce qu’il baptise un  Grand Sports Tourer…
Une sorte de long et gros break à l’intérieur modulable comme celui d’un monospace, accueillant jusqu’à sept personnes et pouvant recevoir une transmission intégrale. En deux ans et demi, le projet donne lieu à trois concept-cars, tous à quatre roues motrices et boîte automatique : le Vision GST (5.5 V8 de 360 ch et boîte à six rapports), montré au Salon de Detroit en 2002, le Vision GST 2 hybride (4.0 V8 Diesel de 250 ch plus 50 kW électriques et boîte à six rapports) en 2004, toujours à Detroit et, enfi n, le Vision R (3.0 V8 de 218 ch et boîte 7G-Tronic) présenté au Salon de Paris en septembre 2004.

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