La toute petite Mercedes que fut la première Classe A, monospace original de 3,58 m, était remarquable par ses solutions techniques: châssis sandwich permettant d’y loger accessoires ou batteries, moteur transversal incliné à l’avant, aspects pratiques et volume intérieur. Mais comment lui donner le statut d’une Mercedes-Benz ?

Texte : François Lescoup – Photos : Daimler AG et DR.

La Classe A a été présentée en 1997 et, l’année suivante, la McLaren-Mercedes de Formule 1 de Mika Häkkinen était sacrée Championne du Monde. Une belle occasion d’en faire profiter les voitures particulières ! Mais comment procéder pour la Classe A, citadine chic et pratique certes, mais pas du tout roadster sportif ? Qu’à cela ne tienne, on va y aller gaiement !

La version A 190, dotée du moteur essence le plus puissant de la gamme à ce moment, vient de sortir ? On s’appuiera sur elle. Mais, au lieu de modifier son moteur de 125 ch on en ajoute un second ! Hop ! À la place de la roue de secours sous le plancher du coffre à l’arrière ! Cela nous fait 250 ch et quatre roues motrices pour cette A 190 Twin. Le moteur arrière peut être arrêté d’un simple appui sur un bouton du tableau de bord. Le reste de la voiture est de série hormis, bien sûr, les suspensions, les freins et les roues de 18 pouces avec des pneumatiques de 225/35.

Il n’y aura que quatre exemplaires de cette ébouriffante voiture qui atteignait les 229 km/h. En démonstration, Mika Häkkinen, récent Champion du Monde, a apprécié. La voiture est rebaptisée A 38 AMG peu après, pour reprendre un type d’appellation plus connu chez Mercedes qui en conserve un exemplaire dans la collection de son musée.

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