Choisir une Mercedes- Benz 190 SL de 1961 pour disputer le Rallye de Monte-Carlo Historique était une option très « casse-gueule ». D’une part, il ne s’agit pas d’une voiture de course, mais d’un roadster ; d’autre part, elle a toujours été plus connue pour ses cuirs, ses chromes, sa ligne et sa qualité de construction que pour sa vivacité mécanique.

Texte et photos : Regis de Nicolás López

Donc, a priori, cette 190 SL n’était pas la candidate la plus évidente, ni la plus appropriée, pour le plus difficile et le plus exigeant des rallyes historiques. Car ce monument de la course automobile, né en 1911, est particulièrement exigeant et destructeur par la longueur de ses reconnaissances et ses conditions climatiques souvent extrêmes. Il est également très éprouvant car les types de piste varient, passant de l’asphalte à la neige, etc. Le tout sous une météo changeante qui contraint les équipes techniques à de nombreux changements de pneumatiques et les pilotes à s’adapter en permanence à de nouveaux paramètres.
Bref, c’est une épreuve de résistance physique et mentale pour les équipages, et un pari technique pour les préparateurs et les mécaniques engagées. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les constructeurs choisissaient le Monte-Carlo pour faire la démonstration de la qualité et de la fiabilité de leurs productions les plus sportives. Au début du siècle dernier – et aujourd’hui encore -, remporter le Monte-Carlo avait des répercussions commerciales immédiates. Et cela dure toujours, comme le confirme le proverbe made in Peugeot Sport, plus exact que jamais : « Gagner le dimanche pour vendre le lundi ».

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