Pour cette cinquième édition du festival Étoiles Passion, votre magazine favori avait décidé de placer la barre encore plus haut. Objectif : 150 équipages et 150 Mercedes présents pour une journée que nous souhaitions inoubliable.

Pascal Dro – Philippe Boutié – Olympus E-M1X

L’histoire a débuté de manière inattendue. Isabelle, notre directrice commerciale, avait eu un contact avec Laurent Walbrercq, du Club 4×4 Mercedes de France, qui travaillait alors sur les différentes options possibles pour fêter en grande pompe les quarante ans du célèbre G lors d’une réunion annuelle très spéciale du club. Il souhaitait également réaliser – enfin ! – un livre en français consacré à ce modèle mythique, objet de sa passion très exclusive. Et, comme le club est aussi actif que réactif, il n’a pas fallu pas longtemps pour que nous joignions nos ressources aux siennes. Ainsi avons-nous décidé de réunir les deux manifestations sur le même lieu et au même moment, faisant ainsi passer la date habituelle de mai au samedi 5 avril. Pour le lieu, nous avons jeté notre dévolu sur le magnifique château de Sainte-Claire, à Berneuil-sur-Aisne (60350). Sis au cœur d’un parc vallonné de plusieurs dizaines d’hectares, il possède sa propre faune protégée, mais aussi des pistes en terre pour les 4×4 et de belles pelouses pour accueillir et exposer nos autos. Cette fois, pour éviter les départs trop matinaux depuis la France, la Belgique et l’Allemagne, nous avons proposé à toutes et à tous de nous rejoindre pour le dîner et la nuit du vendredi à l’Hostellerie du Royal Lieu, à Compiègne. Nous avons été une bonne trentaine à faire connaissance autour d’une table et à passer la soirée ensemble avant le grand jour. Fabrice Pougez, l’horloger de MAT Watches – qui réalise la série limitée des 107 montres R107 pour la journée des 107 du 10 juillet -, était parmi nous. Il avait amené l’une de ses nouvelles créations, pour la SNSM, avant son lancement officiel, le mois suivant, à Paris. Éric Weiland, du Garage Bonne Route, et son épouse Alexandra étaient également sur place, ce soir-là. Ils avaient déposé leur splendide 190 SL au château et se relaxaient dans le salon avec leurs amis, une coupe de champagne Lanson à la main, en attendant le début des festivités…

Le lendemain matin, dès 7 h 00, les Mercedes-Benz de toutes époques piaffaient devant les grilles du château. Combien étaient-elles ? Eh bien, le chiffre de cent trente voitures était bel et bien atteint, grâce à l’inscription, la veille, de deux 560 SL américaines et des magnifiques G du club. Bref, vous l’avez compris, il s’agissait de la plus importante réunion de Mercedes-Benz jamais réalisée en France. De ce côté-là, grâce à l’indéfectible soutien de Michelin et de Mercedes-Benz France, le pari était gagné, même si cela induisait un peu d’attente alors que tout le monde se bousculait au portillon!
À l’entrée, précisément, tous recevaient de Jérôme et Jean- Christophe (non, ce ne sont pas des stagiaires, mais de brillants ingénieur et directeur associé dans une banque de renom !), les amis fidèles qui nous aident chaque année, l’affiche de la manifestation (attention, elles deviennent rares, mais il en reste quelques-unes dans les stocks de Cape Éditions), la plaque émaillée collector du jour, un Livre d’Or de la Formule 1 consacré à l’un des quatre derniers titres mondiaux remporté par Mercedes dans la discipline, dédicacé par l’auteur présent, et des cadeaux offerts par les partenaires de la manifestation, avant d’emprunter l’allée superbe, bordée de hauts arbres, qui menait au lieu d’exposition. Là, Philippe, le photographe, a immortalisé chaque équipage dans la brume du petit matin. Une fois le petit déjeuner englouti dans les écuries restaurées, nous avons tous fait connaissance avant que ne soit lancé le désormais célèbre et très attendu concours d’état, en cinq catégories. Les Modernes, qui incluaient les SLK (de plus en plus nombreuses) et les AMG de toutes générations, les SL récentes (129 et 230, pour l’essentiel), les Classics (114 et 123…), les Youngtimers (201 [190], 126, 202 et 124) et les Roadsters et convertibles classiques(107, 113…).

Une belle journée d’avril, des Mercedes anciennes, une ambiance très détendue, ni snob, ni m’as-tu vu, et une constante bonne humeur. Vivement 2020 !

Quelques nouveautés, mais toujours le même esprit

Comme on ne change pas un programme qui plaît, l’idée générale restait la même: chacun racontait son histoire, la raison de sa passion pour ce modèle et les tenants et aboutissants de cette idylle. Mais, cette année, pour que tous soient égaux à l’heure de la remise des prix, les trois premiers de chaque catégorie recevaient un diplôme à archiver précieusement dans le dossier de leur auto. Quant aux cadeaux, ils étaient tirés au sort parmi tous les participants, de manière totalement aléatoire. Contrairement à l’an passé – et comme cela avait été annoncé avant le début de la journée -, il n’y a pas eu, cette fois, de Mercedes de collection tirée au sort, et cela pour deux raisons. La première est que nous n’avions pas trouvé de véhicule aussi intéressant que celui de 2018 ; la seconde, est que nous avions préféré gâter encore plus de festivaliers. Ainsi, avec l’aide de MAT Watches, six magnifiques chronographes automatiques, d’une valeur unitaire supérieure à 2 000 €, étaient tirés au sort. Ce choix a fait, certes, plus de vainqueurs, mais il a aussi suscité quelques regrets. Alors, c’est promis : en 2020, pour le 6e Festival, il y aura, à nouveau, une Mercedes-Benz ancienne à gagner ! Mais revenons à nos délibérations: il a fallu près de deux heures de présentations et de discussions pour que chaque groupe revienne vers nous avec son podium de vainqueurs. Et – c’est devenu une habitude – l’affectif et la passion l’ont, à nouveau, emporté sur la valeur des pièces présentes. Ainsi avons-nous trouvé aux premières places des autos qui n’étaient ni les plus chères, ni les plus rares, mais les plus frappantes. On y comptait ainsi – c’est une nouveauté – plusieurs 190, dont une sublime 2.3-16, ce qui confirme son entrée parmi les anciennes que l’on recherche, désormais. Pour le reste, on remarquait la présence en nombre de l’Amicale 124, avec le superbe 320 CE caramel de Germano Hadjigeorgiou, les breaks 320 de Marc Orlu et Yves Morvan, sans oublier le sublime cabriolet à petit moteur 200 E de Jean-Manuel Guttierrez, les deux coupés SEC parmi les 126, mais aussi une catégorie Classics où les 114 et 123 on fait, cette année, une entrée remarquée, avec près de dix voitures.

Des montres manufacturées superbes, réalisées par MAT Watches, de beaux flacons signés Lanson, des certificats de classement au concours d’état, dont Michelin et Mercedes-Benz France étaient partenaires, des plaques émaillées de calandre, des affiches, des cadeaux… Il y en avait pour tous les participants ou presque !

Pour le reste, notons la présence d’une dizaine d’authentiques AMG et des deux Classe G de Maxence Benoist et Étienne Robert, qui se retrouvaient parmi nous… au milieu d’une foule de congénères. Et, parmi ces «beaux exemplaires», se trouvaient de « beaux spécimens » de spécialistes des Mercedes de tous âges : les responsables des Garages Mannes, Olivier et Jérôme, le chef d’atelier Paulo, Pierre et Gérard, les animateurs de Paris Pagode, Hervé Chauvin, de GGE Classic, venu avec sa chienne Isis et une belle 300 SL blanche, Éric Weiland, dont nous avons déjà parlé, mais aussi Éric Herreman, le directeur de la concession Mercedes- Benz Mongazons de Mantes-la-Jolie, fidèle entre les fidèles d’Étoiles Passion, venu au volant d’une belle 300 SL R107, lui aussi, sans oublier le carrossier Pascal Robin de la Carrosserie de la Fontaine, qui a «corrigé» les petits défauts de la 600 SL sauvée par Étoiles Passion, et bien d’autres. Et tous ont répondu joyeusement aux questions, qu’elles concernent les valeurs, les bonnes adresses, les entretiens ou les restaurations. Et tous se sont accordés sur un point: nos Mercedes-Benz de tous âges méritent toutes nos attentions et seuls les beaux exemplaires, entretenus et maintenus avec soin, attirent l’attention et suscitent l’envie. Cette réflexion globale s’est retrouvée au centre des conversations animées du concours. Ainsi, les plus soignées n’étaient pas toujours les plus chères, mais c’est toujours celles-ci qui se retrouvaient en tête de liste dans les votes.

Pour tous les festivaliers, la passion des propriétaires de Classe G et leur envie d’emmener tout le monde sur les chemins, dans les bois, était une véritable surprise. Belle ambiance !

Avant midi, ce fameux concours passé, il était temps de reprendre les conversations et le fameux «moment de partage» que tout le monde aime dans le Festival. Cette fois encore, les Champagnes Lanson ont permis à toutes et à tous de déguster des millésimes rares et de savourer quelques flûtes, servies au bar Lanson situé en extérieur, sur les pavés et sous le soleil, pendant que d’autres grimpaient à bord des 4×4 pour des balades hors piste sur les chemins escarpés de la propriété. Quant au bar, on y célébrait bien des choses! Outre les quarante ans de la célèbre Classe G, on trinquait à la présentation du livre qui lui était consacré, à l’arrivée de la nouvelle Classe G, dont Mercedes-Benz France nous prêtait un exemplaire, aux trente ans de la R129, au cinquième anniversaire du Festival… et au printemps qui pointait enfin le bout de son nez.
La suite ? Le succulent déjeuner concocté sur place, suivi de la traditionnelle remise des prix aux vainqueurs des différentes catégories, avant une balade d’une centaine de kilomètres entre les nombreux châteaux de la région, sur les petites routes alentours, aussi belles que peu fréquentées. L’itinéraire avait été concocté par Jules Walbrercq, le fils de Laurent, qui partage ses déplacements quotidiens entre W124 et Classe G. Enfin, de retour sur les pelouses du château, il était temps pour tous de reprendre la route du retour. Mais, le moins que l’on puisse dire, c’est que nos festivaliers avaient bien du mal à se décider. L’ambiance était telle que tout le monde continuait à papoter et à prêter la main pour remballer le matériel, appréciant de continuer à partager quelques instants supplémentaires autour de notre passion commune. Certains ont donc décidé de poursuivre la fête avec les membres du Club 4×4 qui organisaient sur place un dîner et une journée 4×4 supplémentaire le dimanche!
À peine les derniers cartons étaient-ils remplis que nous évoquions déjà la prochaine manifestation, le rassemblement des 107 qui aura lieu le 10 juillet à Rouen, au Hangar 107, mais aussi le 6e Festival que nous devrions organiser dans le cadre du prestigieux Grand Prix de Pau Historique, cette fois sur trois jours, en 2020.

N’HÉSITEZ PAS À LES CONTACTER…
• Amicale 124 : w124.org
• Champagnes Lanson : lanson.com
• Club 4×4 MB de France : clubmbf.com
• GGE Classic : Hervé Chauvin
sur h.chauvin@gge.fr
• GP Exclusive : rénovation des intérieurs
et des cuirs au 06 12 78 79 85
• MAT Watches : fabrice@matwatches.com
(Atelier : 18, rue Vignon, 75009 Paris)
• Michelin : michelin.com et michelinclassic.com
• Ouest Affiches : stephane.muniz@ouest-affiches.fr
• Paris Pagode : Pierre Ayroles sur parispagode.fr
• Photographe : Philippe Boutié sur boutie@lamtar.com

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