APRÈS 90 ANS D’UNE VIE RICHE D’EXPLOITS ET D’EXEMPLES À SUIVRE, STIRLING MOSS NOUS A QUITTÉS. MOSS, LE PRO, L’EUROPÉEN AVANT L’HEURE QUI SE FICHAIT PAS MAL DE SAVOIR LES MERCEDES ALLEMANDES, PRÉPARAIT SA PERSONNE, SES CONTRATS, SES COURSES ET SES VOITURES COMME AUCUN. PUIS TOUS FIRENT DE MÊME APRÈS LUI. UNE SORTE D’« HONNÊTE HOMME » DU XXE SIÈCLE. NOUS L’AVIONS RENCONTRÉ IL Y A QUELQUES ANNÉES, AVEC SON ÉPOUSE LADY SUZIE, LORS D’UN ÉVÈNEMENT D’AUTOMOBILES CLASSIQUES AUQUEL IL PARTICIPAIT. NOUS AVIONS EU LE PLAISIR D’ÉVOQUER AVEC LUI SA CARRIÈRE, EN BÉNÉFICIANT DE L’OREILLE ATTENTIVE DE SON ÉPOUSE, QUI CONNAÎT SES EXPLOITS SUR LE BOUT DES DOIGTS.

Texte : Hubert Baradat – Photos : stirlingmoss.com, Daimler AG., D.R.

Comment êtes-vous arrivé chez Mercedes-Benz ?
Un pilote anglais sur une voiture allemande, cela n’a-t-il pas posé question ?
Le choix était simple : ou je continuais à courir en voitures anglaises, ou je gagnais des courses. C’est ce que j’ai dit aux journalistes : si vous voulez voir un pilote britannique gagner, il faut qu’il pilote une voiture étrangère. Ce n’était pas au volant d’une HWM ou d’une Connaught (voitures que je conduisais en 1953) que je pouvais espérer gagner un Grand Prix. C’est mon père qui a effectué un premier rapprochement avec Mercedes-Benz début 1954. Alfred Neubauer lui ayant fait savoir qu’il voulait me voir courir sur une monoplace rapide, j’ai pu acquérir, avec l’aide de BP, une Maserati 250 F. Si je n’ai pas gagné de Grand Prix, j’ai réussi à rouler aussi vite en course que les voitures officielles.

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