CLAP DE FIN POUR LES MOTEURS THERMIQUES EN 2035.

TOUT LE MONDE PENSAIT LA FIN DES MOTEURS THERMIQUES ACTÉE POUR 2035 EN EUROPE. PEUT-ÊTRE PAS !

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EQS recharge fin des moteurs thermiques 2035

Finalement, la situation est bien plus compliquée qu’il n’y paraît. En octobre 2022, l’Union Européenne avait pris une décision qui devait être – définitivement – entérinée demain, sans aucun retour en arrière possible. Le texte prévoyait ainsi l’interdiction des ventes des voitures thermiques, essence ou diesel, à compter de 2035. Mais finalement, elle a été contrainte d’en repousser le vote final en raison des divergences croissantes entre les États membres. En effet, l’Allemagne, l’Italie, la Bulgarie et la Pologne n‘acceptent a priori pas – plus – ce texte et menacent de bloquer l’adoption de la mesure devant le Conseil européen qui devait acter la fin des véhicules thermiques dès 2035. Aujourd’hui, même si ces deux pays ne sont pas opposés à l’électrification, l’Italie et l’Allemagne souhaitent que le texte étudie l’utilisation de carburants synthétiques. L’Italie est opposé au règlement actuel qui ne propose pas le principe de neutralité technologique, une position défendue par le Conseil européen du Commerce et de la Réparation Automobiles (CECRA) qui plaide pour un mélange des technologies qui engloberait toutes les solutions pertinentes pour réduire les émissions de CO2. Les carburants synthétiques ou l’hydrogène pour ne parler que d’eux. Rappelons qu’une voiture électrique émet plus de CO2 lors de sa fabrication et de sa destruction qu’un véhicule thermique car elle a besoin, pour être produite, d’une très importante quantité d’électricité et à nouveau pour être recyclée. Sans compter que l’interdiction du thermique et le passage forcé au tout électrique nous rendrait dépendant de la Chine qui produit 95% des batteries et que, pour la majorité des consommateurs, le prix des voitures électriques reste totalement inaccessible. Dans ce contexte, pour éviter de perdre 150 ans de progrès technique quasi exclusivement Européen, de nombreux constructeurs automobiles continuent à travailler sur l’e-fuel comme Audi, Porsche (tiens, tiens des Allemands !) ou Toyota. Porsche a notamment ouvert une petite usine au Chili et les constructeurs veulent juste qu’on ne condamne pas – politiquement – le moteur thermique. Quelqu’un a enfin allumé la lumière à Bruxelles ! Il n’est pas trop tard !